CONTEXTE ET PRESENTATION
Le Gabon est un grand pays d’Afrique Centrale de par ses nombreuses richesses naturelles issues de son sol (forêt et cours d’eau) et de son sous-sol (manganèse, uranium… et de sonpétrole sur lesquelles repose l’essentiel de son économie). Faisant partie des pays à revenu intermédiaire, c’est-à-dire, ceux des pays dont les habitants sont censés avoir un minimum de revenu devant leur permettre d’asseoir une vie sociale stable, le Gabon présente malheureusement un paradoxe entre le niveau de vie de ses populations et son produit national brut (PNB). La pauvreté vécue par sa population étant comparable à celle des pays à faible revenu. Cette situation trouve sa source principalement dans la mauvaise gestion et répartition des richesses du Pays de l’avis même de plusieurs experts.
C’est pourquoi et au regard de ce qui précède, le Gabon se doit de relever plusieurs défis dont les principaux sont :
- 1. lutter et diminuer drastiquement le niveau de pauvreté qui selon la Banque Mondiale touche encore un Gabonais sur trois (1/3) ;
- 2. lutter promptement et efficacement contre la corruption pour une meilleure répartition des richesses entre les Gabonais ;
- 3. Réduire efficacement et considérablement le taux de chômage qui, selon les chiffres officiels s’évaluent à environ 25%.
Avec la crise économique qui secoue le monde depuis plusieurs années du fait de la baisse du prix du baril du pétrole, le Gabon dont près de 50% de son PIB provient de cet or noir se trouve profondément crispé par cette situation, d’où les dysfonctionnements multisectoriels qu’Il enregistre ces derniers temps, à l’instar des grèves dans le milieu éducatif, dans la santé, dans les régies financières, sans oublier la perte d’emploi des Gabonais à travers des licenciements d’ordre économique et la fermeture de certaines entreprises. A cela, s’ajoute la crise politique voilée ou niée depuis un certain nombre d’années, mais rendue perceptible depuis l’élection présidentielle d’août 2016 qui n’a fait qu’enfoncer le Pays dans des difficultés déjà préexistantes. Pour tenter d’en venir à bout, le Dialogue national initié par le Président de la République, Chef de l’Etat, son Excellence Ali Bongo Ondimba où l’ensemble des forces vives de la politique nationale a été invité afin de consensuellement revoir les règles devant régir le quotidien des Gabonais en fonction des réalités du moment pour mieux rebâtir les piliers d’une véritable démocratie qui profiterait à tous.
Toutefois, les Gabonais dans leur majorité sont indignés de la politique politicienne quipendant de nombreuses années a sombré le pays dans l’état actuel des choses. La misère necesse de grimper, aussi bien dans les villes et quartiers sous intégrés, mais aussi et surtout en zone rurale où les villages abandonnés disparaissent avec les derniers survivants faute d’activités économiques attractives. Le chômage, l’insécurité et la délinquance juvénile se côtoient au quotidien ; les grèves à répétition dans les administrations publiques comme privées deviennent une norme ; l’irresponsabilité et l’incivisme de certains citoyens qui sont à des postes de responsabilité et qui souvent confondent biens publics et biens propres affaiblissant ainsi les institutions de l’Etat. Autant de pratiques malveillantes qui freinent le développement du Pays presqu’à tous les niveaux et les plus vulnérables à ce sous-développement malheureusement les populations.
Dans ce climat plus ou moins délétère selon les avis, émerge un mouvement à la fois politique, social et économique avec une vision réaliste, progressiste et futuriste de la situation de la Nation. Habité profondément par des valeurs patriotiques, ce mouvement se présente comme une alternative en termes de force de propositions, mais surtout de matérialisation de l’action sociale envers les nécessiteux, et bien plus encore de valorisation de tout type d’activité visant l’épanouissement de l’individu.
C’est un mouvement qui croit en la valeur et en la productivité de tout homme en tant qu’unité de production dès lors qu’on lui donne la possibilité d’apprendre et d’évoluer dans une activité bien déterminée. Ainsi, le mouvement conçoit la politique d’une autre manière que celle pratiquée jusqu’alors où le discours est plus amendé que l’action concrète. Il se veut donc adopter une démarche sociale palpable et plus près des réalités que connaissent les Gabonais dans leur ensemble, et ce, partant du démuni qui vagabonde ou végète dans la rue, en passant par le fonctionnaire qui se bat au gré des conditions ardues de travail, jusqu’aux hommesde pouvoir en charge du bien-être de toute la Nation. L’atteinte de ce Gabon nouveau se résume donc autour d’un mouvement, Le Front Patriotique des Ferrailleurs dont nous allons expliquer le concept, de façon plus évidente, dans les lignes qui suivent.
