Qu’est-ce que le Front Patriotique des Ferrailleurs ?

Le FPF est un mouvement sociopolitique et économique qui rassemble les Gabonais autour d’un idéal commun : Tous au travail pour un Etat prospère à l’unisson ! Il s’agit de mettre en avant les valeurs du travail dans ses différentes facettes afin de valoriser tous les acteurs nationaux qui s’adonnent à leurs tâches quotidiennes pour la bonne marche de la société vers un développement progressif certain. Aussi est-il question dans ce mouvement de prendre en considération les Gabonais abandonnés à eux-mêmes qui n’ont ni emploi, ni qualification afin de leur redonner espoir et des opportunités d’insertion professionnelle. Ceci dans le constant désir de voir la plus grande part de citoyens sortir de la pauvreté et participer ainsi au développement du Pays avec tous et pour tous.

Le mouvement s’inscrit donc dans une démarche inclusive qui consiste à prendre en considération tous les fils et filles du pays, sans distinction aucune, à participer à cet élan patriotique mêlant, à la fois, la solidarité, le volontariat et le respect de l’autre dans ce qu’il a, ce qu’il est et ce qu’il est capable d’apporter au Pays. C’est tout le sens du F.P.F. qui s’intéresse aux hommes et femmes de nationalité gabonaise abattant un travail de fer (au sens de laborieux) pour se prendre en charge, défendre leur dignité et servir à juste titre le terroir national.

Pourquoi les Ferrailleurs ?

A la base, le ferrailleur se définit comme étant une personne qui travaille ou vend de la ferraille. En général, on pense ainsi à tous types de forgerons dont l’essentiel de la tâche repose sur l’assemblage des pièces de métal pour réaliser des objets usuels ou entrant dans la composition d’un bâtiment. Bien que le travail du métal se soit fortement industrialisé à tel enseigne que les machines ont remplacé le travail manuel, il n’en demeure pas moins que l’activité du fer reste toujours assez rude.

Toutefois, ce qui suscite notre intérêt pour le ferrailleur, c’est son acharnement, sa détermination au travail malgré la difficulté de l’exercice comme le fait le forgeron. C’est donc son état d’esprit à se servir de ses mains, de sa force physique, de son intelligence et de son moral de fer pour atteindre son objectif qui inspire la philosophie du mouvement. Par conséquent, nous voulons amener le Gabonais lambda, quel que soit son rang social, son quotient intellectuel, diplômé ou non… à se doper d’une culture de battant, de l’amour de l’effort et du respect du métier de l’autre, car derrière chaque travail se trouve une part de sacrifice venant d’un Homme qui ne demande qu’à s’épanouir dignement.

Qui sont les ferrailleurs ?

De prime abord, les Ferrailleurs partagent une idéologie dont la logique est celle de considérer l’Hommes au même pied d’égalité pour ce qui est de sa valeur intrinsèque. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le fondateur du mouvement a adopté le projet politique de « l’égalité des chances » du Président Ali Bongo pour matérialiser le concept à son niveau et selon la vision de son propre projet. Ainsi, nous croyons en ce que toute personne, dès lors qu’on lui donne la chance de sortir de son immobilisme précaire tout en tenant préalablement compte de sa condition sociale peut progressivement se mouvoir dans la société et à long terme se prendre en charge. Pour ce faire, un seul indicateur : LE TRAVAIL demeure la clef de voûte.

De ce fait, les Ferrailleurs sont donc toute femme et tout homme, de nationalité gabonaise, résident au Gabon ou issu(e) de la diaspora, habité(e) par la volonté de progresser quelles que soient les difficultés et participer ardemment au dessein du Pays en se constituant encitoyen actif et non passif sur les évènements d’ordres politique, social et économique qui engagent le Pays. C’est aussi la nécessité de valoriser tous les corps de métier, tous les travailleurs et tous les hommes (actifs ou chômeurs) à prendre part à l’éclosion sociale. Il est donc un espoir pour celles et ceux qui malgré le manque d’emploi ou de qualification, espèrent sur la moindre opportunité pour entreprendre et s’assurer un avenir meilleur.

De façon plus concrète, les ferrailleurs sont :

Le jeune désœuvré dont les parents n’ont pu assurer à son terme l’instruction par faute de moyens et qui se sent lésé, voire marginalisé par la société dans une ère où lorsqu’on ne possède pas le minimum du : compter, du lire et de l’écrire, cela donne l’impression de ne servir à rien. Or, bien qu’une telle carence présente un handicap, il n’est pas écarté qu’un jeune dans une telle situation puisse développer d’autres aptitudes lui permettant de pouvoir créer une activité qui le rende utile, non seulement à lui-même, mais aussi et par extension, à la société. La preuve nous est palpablement donnée par ceux venus d’ailleurs qui, même éprouvant des difficultés à parler notre langue nationale, le français, arrivent à créer une activité commerciale et s’ensortent pleinement. C’est dire que l’on ne devrait négliger personne, encore moins un jeune gabonais, analphabète soit-il, car avec une volonté réelle et manifeste, on peut lui donner la chance de prospérer dans un domaine bien particulier.

Le jeune déscolarisé ou sorti du circuit scolaire avant d’avoir acquis un diplôme quelconque ou la moindre qualification peut exprimer son mal-être en s’adonnant aux pratiques de vandalisme. Phénomène qui, malheureusement, ne cesse de s’accroitre au regard du niveau d’insécurité grandissant dans nos villes. Donnant l’impression d’être exclus de la société, flirtant au quotidien avec la faim et le désespoir, ces adolescents devenus des enfants de la rue ou dans la rue, pour la plupart, n’ont parfois d’autres choix que de se livrer à ces pratiques malsaines pour pouvoir survivre. Au pire, dans une société en perte de valeur, les enfants sont de plus en plus livrés aux influences négatives, exacerbées par le fait de la démission parentale, donc le manque de repère. Parents, gouvernants et les jeunes, eux-mêmes, sont ainsi comptables de cette situation de perdition. Par conséquent, Il faut penser à y remédier. Et cela passe par le principe d’égalité des chances qui ne doit pas rester un simple slogan politique, mais qui devrait se traduire véritablement par des faits. Cela consisterait donc à offrir à ces jeunes des voies alternatives pour les sortir de la rue à partir de l’octroi des rudiments sur les plans de la formation et de la logistique adéquate devant leur permettre de s’autonomiser.

La femme au foyer. Que ce soit celle qui occupe une fonction professionnelle ou celle qui reste à la maison pour ne s’occuper que de sa famille (la ménagère), la femme au foyer rest indispensable et impacte nécessairement dans la vie de chaque homme, chaque famille et dans la société toute entière. Elle est le socle de la cellule familiale à partir du moment où c’est sur elle que repose la stabilité et le bon fonctionnement de la structure familiale. Pour répondre à cette exigence, le plus souvent, elle s’oublie soi-même au profit des enfants qui doivent aller à l’école et le mari pour son travail. S’occuper à la fois de la préparation des différents repas, des tâches ménagères et se préparer pour son propre travail (pour celles qui en ont)est le quotidien de ces dames qui, bien que rentrées épuiser le soir, doivent encore préparer le repas du soir et se préoccuper déjà pour les travaux du lendemain. C’est pour ces femmes aux grands cœurs que nous voulons aussi inspirer le plus grand nombre à l’idée de sauvegarder les bonnes mœurs de la famille, car la cellule familiale constituant la base d’une société, ilva de soi qu’une famille bien organisée et soudée constitue le fondement d’une société bien structurée. D’où l’impact de la femme au foyer au développement d’un pays et du respect que l’on doit à ses efforts qui, quotidiennement ne sont pas toujours aisée.

Le ou la technicien(ne) de surface en entreprise ou chez un particulier. Un métier où les acteurs qui l’exercent gagnent rarement le respect de leurs employeurs ou collaborateurs. Pour certaines personnes, c’est un métier humiliant vu qu’il est toujours situé au bas niveau de la chaine des domaines d’activité professionnelle. Mais ce n’est pas pour autant que les techniciens de surface n’ont aucun mérite. D’abord, ce sont des hommes et des femmes comme toute personne rationnelle qui ne demandent qu’à travailler plutôt qu’être oisifs. Ce qui est déjà un comportement appréciable au vu de la mentalité qu’ont plusieurs de nos concitoyens préférant se livrer à la vie facile. Ensuite, la témérité de leur attitude à faire fie des regards suffisants de certains pour vaquer simplement à leur tâche est une qualité non moins estimable. Enfin,nettoyer les bâtiments publics comme ceux des particuliers est une opération délicate qui met ces travailleurs en contact permanent avec des microbes d’une part et de l’autre, l’exposition aux substances chimiques liées aux produits de nettoyage. Mais comme le ferrailleur, surpasse la peine de l’heure pour arriver au terme de son action, le technicien de surface semble embrasser le même état d’esprit.

Les cuisiniers de tout ordre. Partant du simple restaurateur, à celui faisant des grillades dans un espace public ou le chef cuisinier d’un grand établissement ces derniers exercent une activité, à la fois suffisamment lucrative, mais surtout très utile à l’homme. La faim étant un besoin naturel, les restaurateurs ont le mérite de nourrir leurs semblables à travers leur art culinaire. Mais ils ont surtout la responsabilité de tenir dans leurs mains la santé et la vie de leurs « clients ». Car, pour un repas mal cuisiné ou ayant un ingrédient hostile à l’organisme d’un individu, cela peut provoquer des dommages forts désolants sur la santé de ce dernier. Ainsi du jourau lendemain, se retrouver avec un fardeau à gérer pouvant l’entrainer à perdre son emploi, voire, à finir en prison. Hormis cela et au-delà de la pression due à son activité, il doit subir etgérer les comportements de sa clientèle dont les humeurs ne sont pas toujours agréables. Malgré tout, il se doit de garder la bonne humeur, cela faisant partie de ses instruments de travail. Ne manquons pas de rappeler que la plupart des travailleurs en zone urbaine, notamment dans nos principales villes de Libreville, de Franceville ou de Port-Gentil, se restaurent dans lesespaces commerciaux publics après une demi-journée de travail avant de repartir à l’œuvre. Les restaurateurs sont donc d’une nécessité certaine à la productivité dans les entreprises et administrations publiques. Raison pour laquelle les hommes et les femmes qui exercent dans ce domaine doivent gagner notre reconnaissance et favoriser la création de ce genre d’activité auniveau des démarches administratives tout en mettant un accent particulier sur les règles d’hygiène.

Les gardiens ou vigiles de toutes sortes de structures ou travaillant au privé risquent leurs vies pour gagner leurs vies, voilà en quoi se résume la vie d’un gardien. Ce sont ceux qui, au péril de leur propre vie, protègent et sécurisent une personnalité ou un bien. C’est partir de chez soi à tout temps sans avoir la garantie de revenir et retrouver les siens, car le métier consiste justement à garantir la vie des autres en risquant la sienne. Certains y perdent la vie quand d’autres sont des rescapés luttant contre des malfrats parfois lourdement plus armés. Et malgré tous ces sacrifices, le gardien ou le vigile n’est pas épargné d’un risque d’emprisonnement, souvent pour un moment d’inattention ou accusé injustement d’être de collusion avec les malfaiteurs. C’est dire combien de fois ce métier peut être périlleux et dont parfois les salaires sont peu valorisants. Dans tous les cas, au vu de l’insécurité grandissante à l’heure actuelle, que deviendraient nos espaces et acquis publics ou privés sans le travail de ces hommes de l’ombre ?

Les chauffeurs de taxi, de particulier, d’une entreprise ou d’une structure publique, ainsi que de toute autre activité de transport. Un des domaines des plus prolifiques sur le plan économique dans le monde et particulièrement au Gabon. En effet, le transport routier est un secteur incontournable dans l’économie d’un pays car les échanges entre les hommes aussi bien sur le plan humain que sur le plan commercial n’en finissent point. Raison pour laquelle, le simple permis de conduire est un atout indéniable pour toute personne qui le possède, car il peut offrir plusieurs opportunités d’insertions professionnelles, aussi bien pour l’emploi que pour l’auto-emploi. Toutefois, tout chauffeur sait à la base qu’il doit posséder un mental solide car son quotidien est rempli de défis. D’abord, le défi du réveil matinal qui commence très tôt plusieurs heures avant même le levé du soleil, à l’instar des taximans et des chauffeurs de transport du personnel ; ensuite, faire face aux embouteillages kilométriques et à l’état dégradé des routes avec tous les risques d’accident que cela comporte ; enfin, supporter les humeurs, les injures parfois des passagers ; sans oublier la fatigue du soir tout en ayant l’impératif de conduire prudemment, sachant que la vie des piétons, la sienne et celle de ses passagers peut basculer d’un moment à l’autre à cause d’une simple imprudence.

Le garagiste, l’électricien, et le technicien en froid ainsi que tous ceux qui exercent un métier indépendant. Il s’agit des entrepreneurs qui ont choisi des métiers libéraux ou de créerleurs propres PME. Tout entrepreneur dira toujours que les débuts n’ont pas été faciles et qu’ila fallu faire preuve de beaucoup de courage, d’audace, de patience et d’abnégation pour surmonter les obstacles qui se présentent à chaque fois. Nous pensons ainsi, à tous ceux qui ont peinés et qui continuent de travailler ardemment pour la réalisation de leurs entreprises, car cela n’est pas toujours une aventure facile. Ce sont des années de sacrifice le plus souvent, et lorsqu’on y parvient, le maintien de l’entreprise s’avère parfois plus complexe. Il faut donc adopter un état d’esprit de battant et de passionné pour arriver à ses fins. Ainsi, il faut penser à faciliter des politiques sociales et générales favorisant et incitant la profession entrepreneuriale. D’où l’action du F.P.F dans sa perspective de susciter une émulation d’ensemble dans ce domaine et soutenir les volontaires. Le garagiste par exemple, commence toujours à travailler pourautrui afin d’asseoir son apprentissage. Cette laborieuse formation dure nécessairement plusieurs années avant de pouvoir prétendre se détacher et s’investir à son propre compte. Au contact permanent de la ferraille, des huiles de moteur et autres pièces de véhicules impactant sur son aspect physique, le garagiste est l’illustration même du parfait ferrailleur. Bien entendu, tousles entrepreneurs qui ont pu réaliser une affaire et se réaliser eux-mêmes sont naturellement dans la même philosophie du ferrailleur, c’est-à-dire, volonté, persévérance, patience dans le travail.

La ou le commerçant(e) au marché. Activité où l’on parle le plus souvent des femmesque des hommes. Ce qui n’est pas fortuit ! Ceci parce que nous sommes séduits par le courage et la force de caractère dont font montre ces dames en subissant toutes les tracasseries liées à ce métier. L’expression même de l’amour inconditionnel d’une mère envers ses enfants se traduit bien dans les sacrifices qu’accomplissent ces mères de familles qui bravent les intempéries, l’insécurité, les nombreuses taxes (quelquefois informelles) à payer, et de temps à autre, les déguerpissements par les autorités des lieux investis anarchiquement. Malgré tout, les commerçants tiennent avec témérité à leur travail. Sous la pluie, la chaleur, les insectes et de l’air pollué par les odeurs des déchets, triste est l’image des conditions de travail dans lesquelles exercent plusieurs de ces commerçants. Sans pour autant ignorer les efforts qui sont faits à leur égard pour améliorer leurs conditions, il n’en demeure pas moins que d’énormes efforts restent à faire pour valoriser suffisamment les acteurs de ce domaine d’activité. Un domaine nécessaire à notre épanouissement social, car les commerçants contribuent à nourrir nos populations. Ils payent diverses taxes dont celles qui remplissent les caisses des Mairies. Ils envoient leurs enfants à l’école, ce qui fera d’eux des citoyens formés, donc utiles au Pays de demain.

Les employés des sociétés de collecte et traitement de déchets. A quoi ressemblerait une ville si les ordures qui jonchent ses artères ne sont ramassées et traitées par des personnes volontaires à le faire ? Au-delà d’être employés et rémunérés pour le faire, les ramasseurs d’ordures ont une tâche pénible qui engage leur propre santé. Bien que possédant des instruments censés les protéger de tous les dangers que regorgent cette activité, il n’en reste pas moins qu’ils restent exposés à tout type de microbes. Faisant le tour des quartiers et arrondissements de nos différentes villes, on peut les voir, de jour comme de nuit, ramasser les poubelles pour certains et nettoyer les rues pour d’autres afin d’assainir notre environnement. Cependant, le constat est qu’ils sont très peu à magnifier un certain épanouissement par leur emploi :beaucoup se plaignent du traitement qui leur est donné au sein des entreprises, surtout pour ce qui est des salaires. Au vu du travail que ces derniers abattent pour le maintien d’une écologie saine et la préservation générale de notre santé à tous, il est convenable qu’un meilleur encadrement soit fait à leur égard pour les motiver davantage, voire créer plus d’émulation auprès des jeunes n’ayant aucune activité lucrative.

Les fonctionnaires dévoués à leurs tâches. L’un des problèmes fondamentaux que connait notre pays, c’est la nonchalance et l’improductivité des agents, aussi bien de l’Etat que ceux du secteur privé. Certes, on pourra trouver plusieurs raisons à cet état de fait, mais les plus évidentes sont le manque de volonté et l’absence de compétence. Les pratiques de despotisme ayant favorisé cette situation, on s’est éloigné du principe salutaire de « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut » à des postes de responsabilité. Toutefois, il faut reconnaitre que dans ce flou artistique, il y a des individus qui se distinguent de par leurs parcours et leurs efforts à exécuter noblement et professionnellement le travail dont ils ont la charge.

Nous pensons ainsi, aux enseignants dont l’action est à la base de toute société aspirant à unvéritable développement ; l’éducation et la formation des citoyens étant le socle d’un Etat capable de relever les défis de mondialisation et d’industrialisation de l’économie de l’heure. Cependant, force est de constater que depuis plusieurs années, l’enseignement au Gabon connait des perturbations qui nuisent à la fois au fonctionnement général du secteur, mais aussi à l’éducation et à la formation des apprenants. Ce qui est un problème majeur pour notre jeune Etat dont l’avenir repose sur sa jeunesse. Ainsi, les enseignants, de toutes les catégories confondues, dont le travail difficile des nuits blanches à préparer les cours et corriger les copies ; supporter les vacarmes et les violences des apprenants récalcitrants, sans compter le problème deseffectifs pléthoriques à manager etc. il est adéquat d’encourager les efforts de plusieurs d’entreeux et les soutenir davantage dans leur travail quotidien, et ce, pour la dignité et la pérennité de notre état-nation.

En outre, nous pensons aux professionnels de la santé qui trouvent du plaisir à sauver des vies et font du serment d’hippocrate, non pas un simple slogan, mais un véritable guide déontologique dans leur vie professionnelle. Un domaine très sensible pour le bien-être des populations d’un Etat, le secteur de la santé tout comme celui de l’éducation ne reste pas en marge des problèmes de dysfonctionnement. Pendant plusieurs années, les Gabonais ce sont plaints de la qualité néfaste des services de santé dans nos différents établissements sanitaires dont le manque de matériels techniques appropriés et l’insuffisance du corps médical hautement qualifié faisaient défaut. Pour y remédier, un certain nombre de structures hospitalières a été construit doté de plateaux techniques suffisamment développés. Ce qui est d’une avancée non négligeable pour l’amélioration des conditions de travail et de prestations. Toutefois, cela ne change considérablement pas les tâches ardues qu’accomplissent ces hommes et femmes dévoués à ce métier : c’est la responsabilité de porter le poids de la vie des malades de cancer ou accidentés au cours d’une opération pour les médecins ; c’est veiller auprès des internes des heures et jours pendant les prises de garde pour les infirmiers ; c’est donner de son énergie pour permettre et protéger la vie des nouveaux nés et des mères pour la sage-femme et ainsi de suite. Au-delà des difficultés et des reproches qu’on peut faire aux acteurs de ce secteur, la santé reste un domaine dont les pouvoirs publics ne doivent se lasser de mettre les agents dans les conditions de travail idoine, car un pays sans ces fonctionnaires épanouis est un Etat malade et improductive.

Puis, nous ne manquerons pas de citer les corps habillés. A l’instar des policiers, des gendarmes, des sapeurs pompiers, des marines, des militaires etc. Au service de l’Etat et du citoyen pour la sureté nationale, ces fonctionnaires exercent l’un des métiers les plus laborieux et dangereux au monde. Souvent confrontés au dilemme entre suivre les injonctions des gouvernants (leurs supérieurs hiérarchiques) et les revendications du bas peuple (censés assurer la sécurité), ils sont a priori considérés comme les mal-aimés du peuple, bien que cela soit accentué par les pratiques de corruption dont s’adonnent certains agents. Tout de même, c’est plusieurs d’entre eux qui, chaque année, sont contraints de laisser leur famille et amis pour répondre à des missions d’ordre militaire, des années en mer pour les marines ou au front des combats de guerre. A ceux-là, nous marquons un profond respect et souhaitons que de meilleures dispositions soient prises pour leur encadrement et que l’esprit patriotique qui les incarne puisse se perpétuer et se répandre, non seulement à tous les agents de la corporation, mais aussi, s’étendre au reste des citoyens Gabonais que nous sommes.

En somme, c’est pour toutes ces personnes, animées par le besoin de progresser et qui constitue la composante de la structure de la société gabonaise que le Front Patriotique des Ferrailleurs s’engage dans l’arène politique afin que sur le plan social et économique des actions concrètes puissent prendre le dessus sur le discours afin d’améliorer les conditions de travail et de vie de tout un chacun. Quelle que soit la condition de l’individu au départ, le mouvement croit en ce que tout homme et femme soit important et peut, sinon doit être utile à la société. Pour ce faire, la main tendue que le F.P.F fait à tout individu partageant cette logique de vie est une marque de solidarité et une volonté de donner à chacun d’entre nous une opportunité d’épanouissement afin qu’ensemble, sous la bannière du principe de « l’égalité des chances », nous participions à l’éclosion de la nation gabonaise.

LES OBJECTIFS DU MOUVEMENT DES FERRAILLEURS

La volonté d’aider son prochain, notamment les Gabonais oisifs sans emplois et sans qualifications, ainsi que les nécessiteux de biens de premières nécessités, est à la base le principe qui a animé le fondateur de ce mouvement. Mais sans pour autant rentrer dans une logique utopiste où le F.P.F se trouverait être la solution de tous les citoyens en manque d’emploi, il est question d’attirer vers soi, les personnes manifestant une volonté réelle de changer de cap et de s’investir pleinement dans les opportunités que nous proposons comme alternative pour une politique sociale adaptée à nos réalités. Plus loin, nous voulons étendre notre action au-delà des aides envers nos compatriotes en amenant les uns et les autres à adopter notre philosophie de groupe qui tourne autour des valeurs du travail et le respect du travail d’autrui. Car, nous restons convaincus que lorsqu’on arrivera à valoriser tous types de métiers, c’est l’addition de toutes ces activités, entretenues en majorité par des nationaux qui formeront une bulle d’énergie propulsant l’économie nationale, mais surtout le développement du Gabon, de façon fulgurante, vers une émergence certaine. C’est dans cet idéal que le F.P.F se propose de :

  • 1. Combattre la précarité accrue dans les foyers gabonais ;
  • 2. Combattre l’oisiveté et le banditisme chez les jeunes déscolarisés ;
  • 3. Donner aux jeunes gabonais désœuvrés leur dignité afin qu’ils devenir utile à la société ;
  • 4. Trouver des stratégies d’emploi en vue de leur autonomisation ;
  • 5. Trouver des formations adaptées aux profils des nécessiteux ;
  • 6. Mettre en pratique le principe d’égalité des chances ;
  • 7. Créer des partenariats avec les pouvoirs publics, des personnalités politiques et des particuliers ;
  • 8. Participer activement à la vie politique de la nation afin de fédérer l’ensemble des populations à notre vision patriotique.

LA VISION DU FRONT PATRIOTIQUE DES FERRAILLEURS

Le FPF se constitue en rassembleur de tous les Gabonais autour d’un même projet : la construction d’une Nation forte et d’un Etat prospère à travers la promotion des valeurs du travail qui passe par:

  • 1. Prise en compte toutes les couches sociales en œuvrant pour l’amélioration de leurs conditions de vie à partir de la mise en place d’une stratégie d’autonomisation des jeunes ;
  • 2. Mise en place d’une politique sociale effective mettant plus l’accent sur les conditions existentielles de précarité dans lesquelles sombrent plusieurs de nos compatriotes afin que progressivement des dispositions soient prises pour en venir à bout ;
  • 3. Valorisation de tous les corps de métiers de telle sorte que chaque travailleur gabonai d’où qu’il vienne, quelle que soit son activité puisse convenablement s’épanouir aussi bien sur le plan professionnel que sur le plan social;
  • 4. Capitalisation des métiers libéraux en offrant l’opportunité à ceux qui ne travaillent pas et à ceux qui manquent de qualification d’occuper les activités commerciales informelles pour qu’à long termes le taux de chômage puisse rationnellement baisser et que le secteur informel, devant être normalisé, soit en majorité aux mains des nationaux;
  • 5. Transformation graduelle de la mentalité du Gabonais de façon générale en lui inculquant les valeurs du sacrifice, de l’effort au quotidien, du respect du travail d’autrui et surtout de l’entreprenariat, car dans un système capitaliste, c’est de la création d’entreprise privée que l’économie d’un pays fonde sa richesse.

En somme, nous voulons voir le Gabon de demain et les Gabonais qui y vivent, ainsi quenos amis étrangers, être une véritable terre d’opportunité où il fait bon vivre. Toutefois, un Pays d’opportunités où les nationaux sont les premiers à en jouir à travers la mise en place d’unepolitique et d’une culture sociale favorisant la valorisation de tous les domaines d’activité. Ainsi,le travail, quel que soit le genre, étant au centre de cette nouvelle dynamique, tout Gabonais devrait pouvoir s’y retrouver et participer activement au développement du Pays.

Il s’agit donc d’un projet qui ne veut tenir personne en marge et ambitionne de redorer le sentiment de fierté que le Gabonais doit avoir de lui-même et de son Pays. Pour y arriver, le F.P.F se fixe comme méthode de :

  • 1. partir à la rencontre des Gabonais ;
  • 2. toucher du doigt les réalités profondes de leur quotidien ;
  • 3. répertorier leurs aspirations et commencer à poser des actes pour manifester leur solidarité, ainsi que leur volonté de voir les choses s’améliorer.

Tout partira d’action microsociale pour évoluer progressivement vers du macro-social afin que le mouvement acquiert un statut d’ordre national qui fédère l’ensemble des Gabonais se trouvant dans les neuf provinces, ainsi que ceux de la diaspora.

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